Erratum. Nous vous renvoyons cet article qui malheureusement est parti sans l’intégration des dernières modifications. Petit bug de la plateforme d’hébergement indépendant de notre volonté.
Il y avait donc d’horribles fautes d’orthographes, des photos et des liens manquants et d’autres qui n’avaient pas leur place (un grand pardon à Double dont les photos se sont retrouvées en lieu et place de ce resto grec bien décevant…).
Bonne re-lecture.
Le 8 mars n’est pas la journée de LA femme, mais celle du “DROIT des femmes”.
Il ne s’agit pas de célébrer la gente féminine, il s’agit de mettre en lumière les encore trop nombreuses violences, inégalités, discriminations dont elles sont victimes et faire en sorte qu’à travers le monde leurs droits soit défendus et respectés.
Eh be… on n’est pas rendues.
En Iran, 22 femmes ont été pendues en 2023. Peut-être plus.
En France, si l’on observe une légère baisse, ce sont 94 femmes qui ont été tuées par leurs conjoints l’année dernière. On estime ce chiffre largement sous-évalué.
L’Afghanistan est redevenu le seul endroit au monde où les filles n’ont pas le droit d’étudier, et où le port du voile intégral est obligatoire, et où le portable leur est depuis peu interdit.
En Pologne, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de danger pour la vie ou la santé de la femme enceinte, ou si la grossesse découle d’un viol ou d’un inceste. Et même dans ces cas, il est rarement pratiqué.
Parmi les 276 écolières nigériennes kidnappées par le groupe islamiste Boko Haram en 2014, 96 sont encore portées disparues. Cela fait 9 ans.
Aux Etats-Unis, 14 états ont interdit l’avortement. Et notre copine Nikki vient de se faire dégommer par “l’attrapeur de chatte”.
Le 7 octobre dernier, le viol a été utilisé comme arme de terreur par le Hamas. La violence des actes impose qu’on ne les décrive pas. L’ONU, par la voix de sa représentante spéciale sur les violences sexuelles, Pramila Patten, le reconnaît enfin après cinq mois d’errance coupable.
Dans notre monde occidental, rare sont les femmes, non-victimes, qui peuvent prétendre n’avoir jamais subi de remarques ou de gestes sexistes, qu’ils soient lourds ou carrément agressifs.
Exhibitionnisme, propositions douteuses, remarques déplacées, médecin peloteur ou chauffeur de taxi insistant, les expériences se racontent sur le ton de la dérision, du dégoût et souvent de la honte.
Le 4 mars 2024, le Parlement, réuni en Congrès, a approuvé le projet de loi permettant d'inscrire définitivement l'IVG dans la Constitution. Une bataille dont Mathilde Panot revendique la maternité.
Et nous de lui laisser cette gloire, tant le mépris que nous inspire ses prises de parole nous la rend furieusement détestable.
Espérons que les nouvelles générations féminines soient puissantes sans être castratrices, combatives sans être agressives, soient éveillées sans être woke, et concernées sans indignation sélective, qu’elles soient #NousToutes en en comprenant le sens.
La leçon d’histoire
La première journée du droit des femmes a été instituée par Theresa Serber Malkiel, ouvrière socialiste juive, immigrée américaine d’origine russe.
Cette militante acharnée et anti-capitaliste convaincue, pense que seul le socialisme peut libérer les femmes et qu’il ne peut prospérer sans la pleine participation de celles-ci.
Mais, consciente que les socialistes masculins ne font aucun effort pour inclure et défendre spécifiquement les travailleuses, Theresa enjoint les femmes à mener leur propre bataille pour l'égalité, et crée en 1905 la Women's Progressive Society of Yonkers (petite ville du sud de l’Etat de New York) qui deviendra une branche de la Socialist Women's Society de New York.
En 1909, Theresa Serber est élue au Comité national des femmes du Parti socialiste. Elle est déléguée à plusieurs conventions, fait campagne, crée des clubs suffragistes et établit une Journée nationale de la femme (annuelle) à partir du 28 février 1909.
Dans les années 1960, les féministes d'Europe occidentale et des États-Unis reprennent l’idée, et les Nations Unies adoptent en 1975 le 8 mars comme journée pour célébrer et défendre les droits des femmes.
Le paradis blanc de Ryman
Évidemment, il y aura les sceptiques, les amusées et les irrités.
“C’est de l’art ça ? Des peintures toutes blanches ?”, “mais c’est tout vide…”, “un peu du foutage de gueule quand même…”.
Robert Ryman, considéré commodément comme “minimal”, est un peintre pour lequel le monochrome blanc auquel il aura consacré une grande partie de son travail, est un sujet d’expérimentation entre visible et invisible.
“Faire des peintures blanches n’a jamais été mon intention. Et ça ne l’est toujours pas. Je n’estime même pas que je peins des tableaux blancs. Le blanc est seulement un moyen d’exposer d’autres éléments de la peinture. Le blanc permet à d’autres choses de devenir visibles.”
En 1953, alors que sa passion pour la musique ne lui permet pas de vivre, Ryman devient gardien de musée au MoMA; c’est la révélation.
Et ceux qui ont eu la chance de visiter l’extraordinaire fondation Dia: Beacon à une heure de train de Manhattan, savent. Qu’un simple fil de Fred Sandback ou une salle de 21 peintures blanches de Ryman, peuvent provoquer une émotion, ou tout du moins une réflexion.
C’est en lisant les citations qui ponctuent cette exposition d’une blancheur virginale, magnifiquement mise en scène par Claire Bernardi, directrice du musée de l’Orangerie, avec la collaboration de Guillaume Fabius, que l’on appréhende l’œuvre pas si uniforme de Robert Ryman, son relief, sa gestuelle et surtout son accrochage.
Autour des notions qui en font la spécificité - surface, limite, espace, lumière - la blancheur se nuance et s’éclaire par la façon dont est exposé le tableau et la façon dont on se déplace devant lui.
Car ce blanc, auquel on a trop aisément réduit Ryman, n’est que le moyen de mettre en lumière les autres détails du tableau, les tranches, les matières (émail, huile, résine, acrylique), les supports (lin, fibre de verre, vinyle, ou papier peint), les modes de fixation, les murs, les touches de couleurs, et finalement la signature.
“Ça peut paraître facile, mais toute bonne peinture paraît facile, comme s’il n’avait pas fallu se battre pour la faire”.
Robert Ryman. Le regard en acte
Musée de l’Orangerie
Jusqu’au 1er juillet 2024
Le rendez-vous raté
Loin de nous l’envie de dégommer une adresse, et quand nous n’aimons pas, nous n’en parlons pas.
C’est juste pour vous dire que nous avons essayé de sortir de nos habitudes gourmandes, créatives, de saison et préférablement à l’est. Nous avons tenté une adresse en dehors de nos appétences bobo-bistronomiques.
Et nous nous sommes plantés. Dans ce restaurant grec à l’ambiance faussement mykonosienne, nous n’avons pas retrouvé nos marques. Celles d’une cuisine audacieuse et gastronomique proposée à des prix convenables, celles de chef(fes) engagé(es) et talentueux(ses).
Ce n’était pas mauvais, c’était juste plat.
Et pourtant service efficace et sympathique, déco chic et cosy, mais pas notre truc. Voilà.
Dans le 6ème arrondissement, nous vous conseillons plutôt Oktobre du chef Martin Maumet, anciennement à la tête du KGB de William Ledeuil, situé à la même adresse, 25 rue des Grands Augustins.
Ne pas manquer juste en face la cave à vins Augustin Marchand d’Vins.
Nous vous conseillons le Café du Clown pour un filtre dans les règles de l’art, et Grain(s) pour un bon verre de vin et des assiettes de qualité.
Nous vous conseillons Specimen Burger, pour les burgers et la tequila. Et O-komé pour ses onigiris, parmi les meilleurs de Paris et son chiffon cake qui disparait au fil des habitués.
Nous vous conseillons Sugaar pour se faire voir en mode turbot et côte de bœuf et Localino pour se faire voir en mode pasta.
