Si j’étais Dieu, je serais une femme. Et je ne dis pas cela par excès de féminisme, celui-ci n’ayant que mon mépris depuis déjà un moment, mais parce qu’honnêtement, à part Marie Tudor surnommée "Marie la Sanglante", Tseu-hi qui dirigea la cour impériale chinoise d’une main de fer, et Aung San Suu Kyi qui après avoir reçu le prix Nobel de la paix, s’est un peu perdue en répressions, je ne vois que figures masculines en tête du chaos.
Si j’étais Dieu, j’affréterais un avion direction Sderot pour Mélanchon, Panot, Bompard, Caron, Obono, Hala Abou Hassira, Brauman, de Villepin et tous les influenceurs négationnistes, révisionnistes, hésitants, pour qu’ils goûtent à la douce RÉSISTANCE du Hamas.
Si j’étais Dieu, je donnerai la médaille du courage à Arthur, à Joann, à Abnousse, à Sophia, à Caroline, à Amine, à Tristane, à Raphaël, à Franck, aux collectifs, aux colleurs(ses) d’affiches, aux manifestants du souvenir, aux défenseurs(ses) de la laïcité, aux professeurs, aux policiers, parce que ce n’est pas facile d’être courageux et obstiné quand si peu le sont.
Si j’étais Dieu, je taperais du poing sur la table, je rappellerais aux députés qu’ils sont NOS élus et qu’ils nous doivent débats, réflexion et prises de décision. Je demanderais à la girouette de réfléchir avant d’allumer une bougie de Hanouka à l’Élysée, et de préférer l’action collective à l’acte communautaire.
Si j’étais Dieu, je supprimerais les subventions publiques allouées aux établissements religieux qui bafouent sans même se cacher les lois de la République, je nommerais des “référents citoyens” dans chaque classe, je sanctionnerais les parents objecteurs de conscience et je ferais de Gabriel Attal mon meilleur lieutenant.
Si j’étais Dieu, je démantèlerais l’ONU qui ne sert…à rien, je confisquerais l’aide humanitaire pour la remettre en main propre sans intermédiaire cagoulé, et j’organiserais la COP31 à Gaza reconstruite avec l’argent du PSG (la COP29 et 30 étant déjà prévues en Azerbaïdjan et au Brésil).
Si j’étais Dieu, j’expliquerais à Depardieu qu’une petite fille de 10 ans “ne jouit pas” quand elle monte à cheval, et que si les Coréennes ont des “chattes poilues”, j’ose espérer qu’il s’agit du félin domestique qui se prélasse sur leur sofa.
Si j’étais Dieu, je braquerais un projecteur permanent sur les otages, pour lesquels le combat peu à peu s’étiole. J’exigerais en priorité la libération des femmes dont on n’ose imaginer le quotidien et j’enverrais deux trois jeunes féministes “éveillées” les récupérer à leur sortie.
Je répéterais leurs noms à chaque instant, car de leur survie dépend la nôtre.
Si j’étais Dieu, j’interdirais que l’on croie en moi.
Car je ne SUIS pas.
Deux jolies adresses avant les vacances…
Mehmet
Dans la famille des Döner kebbabs parisiens, je choisis Mehmet.
D’abord, parce que l’endroit est très sympa, qu’on peut s’asseoir et passer un bout de soirée sans se peler sur le trottoir.
Qu’ensuite, c’est probablement - avec Broche - un des meilleurs poulet de plein air dégusté. La viande est caramélisée et fondante.
Accompagnées de frites double cuisson juste dingues, de mayo pimentée et d’un accompagnement épinards, yaourt, huile épicée délicieux.
Que les mezzés sont ultra réussis. Labneh rendu crispy par la chapelure maison qui le recouvre, découverte ravie du cevizli biber, sorte de purée de poivrons rôtis et séchés, noix, tahini et pain. Le houmous (nous y revoilà) se recouvre d’agneau haché. Et mention spécial pour le Kisir, un bulgur aux amandes torréfiées qui se tartine sur feuilles d’endives.
Pas de la grande cuisine dans le sens Michelin guide rouge, mais de la cuisine de racine et de qualité.
En dessert, les Turkish wings (de poulet) ont fait le job, et comme la déontologie nous oblige à tout goûter, on a quand même pris les baklava. Juste pour goûter.
On s’est léché les doigts - au sens propre.Mehmet
43 rue Ramey 75018 Paris
Du mardi au samedi soir et le samedi midi
Sur place ou à emporter - Kebab 11€ Mezzés 6-10€
Bourrache
Deuxième établissement d’Indra Carillo le chef étoilé de la Condesa.
En version plus simple et plus “cave à manger”, on retrouve chez Bourrache le talent intact de ce chef cosmopolite, aux influences mexicaines, méditerranéennes et même danoises.
La carte d’une dizaine de petites assiettes, déroule des plats mer, végétaux et terre, et elles arrivent en bon ordre, permettant une dégustation fluide et appliquée.
Parfaits arancini au homard, mayonnaise relevée (très à la mode).
Très bonne pappa al pomodoro, sorte de condiment focaccia, tomates et paprika fumé.
Délicieuse découverte de ce feuilleté d’origine serbe, la gibanica, coulis cresson raifort.
Des flautas, galettes de maïs farcies et frites, accompagnées d’une salsa macha bien relevée.
Une joue de bœuf magnifiquement fondante et son jus corsé.
Le dessert bourrache, spécialité du chef aux deux numéros de la rue, vaut le déplacement.
On n’a pas tout noté, mais c’est un nuage de lait qui nappe un biscuit au lait d’amandes, glace datte madère et praliné de graines de courge. Suave…
Chez Bourrache la part belle est donnée aux vigneronnes avec une sélection de vins natures féminins - et non féministes. Intéressant Côtes du Rhône, Les clos du Caillou Esprit nature 2022.
Bourrache
6 rue Rodier 75009 Paris
Fermé dimanche - Carte 50-55€
