Kessel

8 octobre

Une newsletter courte pour cause de panne

It Paris
2 min ⋅ 08/10/2026

Il y a les questionnements, les doutes, les critiques.
Les débats, les confrontations, les désaccords.
L’inquiétude, le malaise.
La solitude.
La sidération.

La douleur que l’on ressent face à un acte de barbarie ne se traduit pas en mots. Elle s’imprime dans notre corps et notre mémoire.
C’est l’échine qui réagit plus que le cerveau.

On frissonne, le souffle est court.
Le temps fait son œuvre, mais le ventre se noue, la gorge se serre et les larmes perlent.
Un mot de trop et le cœur s’emballe, un mot de moins et le vide s’installe.

Émotion plus que raison, affliction plus que sérénité.
Jusqu’à la fois prochaine…


De la très bonne Cuisine

Il n’y a pas que dans les nouvelles casseroles qu’on fait les meilleures soupes. Et dans ce restaurant à la décoration 50’s-60’s soignée, où nous n’étions pas revenus depuis des années, le niveau n’a pas baissé. Bien au contraire.

La maturité de cette Cuisine est remarquable et le dialogue entre délicatesse japonaise et gourmandise française est parfaitement exécuté par le chef Takao Inazawa qui a posé là ses couteaux en 2019.
En entrée l’ochazuké (bouillon au thé vert) à l’anguille fumée partage l’affiche avec le tartare de thon, la salade de poulpe et les tripes, péché mignon du chef.
Suivent un vrai bon filet (du Perche) au poivre, avec de belles frites, et une épaule d’agneau, orzotto au safran et girolles.
En dessert, la mousse tiède au chocolat et figues de Solliès assure tout autant.
Résolution gourmande de la rentrée : revoir ses classiques.

Cuisine
50 rue Condorcet 75009 Paris
Ouvert lundi et mardi soir et du mercredi au vendredi midi et soir
Sur ce coup, il va falloir me croire sur parole, les photos ne datant pas de ce soir là, et Cuisine restant très en retrait des réseaux sociaux.


Augustin pirate rouge

C’est un lieu qui n’a pas son pareil. Un antre rouge, une caverne de pirates en mal de bonnes quilles et de mets d’exception.
On y entre comme en religion, en silence, un peu impressionnés par les murs de pierre, les poutres apparentes, la minuscule cuisine éclairée comme un tableau de la Tour, et ce rouge qui déforme les repères (de Bacchus).

Plus de 900 références de vins et champagnes élevés en biodynamie, natures ou biologiques, de la truffe, du caviar, des morilles et des girolles… Serrées, entassées, superposées, les bouteilles sont partout et on se lève pour découvrir les appellations et les prix - certains conséquents. Mais, chez ce marchand d’vins, il y en a pour toutes les bourses, et il faut faire confiance à la sommelière pour dégoter la précieuse bouteille.
C’est simple, ce sont parmi les meilleurs anchois de ma vie… Couchés sur une salade de pommes de terre, mon repas était fait. C’était sans compter les morilles farcies au haddock, crème au vin jaune et la poêlée de girolles au lard de Colonnata.

Si les prix élevés peuvent évidemment être un frein, on peut aisément se contenter d’une assiette à partager, et de deux verres de Ploussard. Le bonheur.

Augustin Marchand d’vins
26 rue des Grands-Augustins 75006 Paris
Du mercredi au dimanche 17h-22h


Bonne nouvelle

Le chocolatier lillois Encuentro vient de réouvrir une adresse à Paris, en plein 6e.
Pour celles et ceux qui aiment le chocolat d’exception, celui dont on glisse sur sa langue un petit carré acidulé et puissant.

Encuentro
18 rue Mabillon 75006 Paris

ouvert tlj 10h-20h (dimanche 18h)

Pour octobre rose, Encuentro propose une tablette à la rose de Damas, dont 50 centimes sont reversés pour financer la recherche contre le cancer du sein.
Carrés Sauvages lance ses
Boob-ché pistache : 50% des bénéfices sont reversés à l’association Prolific.
Rester dans le rose et se faire plaisir, avec les addictifs fragment au grué de cacao et framboises enrobés de chocolat 84% de Plaq.



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It Paris

Par Karine Salomon

- Bonjour, c'est pour un bilan de compétences.
- Parfait. Dîtes m'en un peu plus sur vous.
- J'aime manger, beaucoup. Et j'aime le bon vin.
- Très bien. Et ?
- J'aime beaucoup aller voir des expos et je m'y connais un peu.
- Ah c'est pas mal ça.
- On me dit que j'écris bien et que j'ai pas mal d'humour.
- Bon, ça peut servir.
- J'aime raconter, expliquer, vulgariser, faire saliver. Et rebondir sur l'actualité.
- Très bien. Alors, si je résume, vous êtes une rédactrice, gourmande, férue d'art, avec un talent certain pour le récit et les bons mots. Vous devriez écrire une newsletter.