Des mairies, un immense plaisir, un raie de lumière et un concert.
Dernière ligne droite. Derniers meetings. Dernières vacheries. Et dernières vidéos TikTok.
Face caméra, sur un ton complice, nos futurs(es) élus(es) partagent les grandes lignes de leur programme, en arpentant avec conviction les rues de leurs arrondissements. En col roulé ou en couleurs vives, on les suit aux terrasses des cafés, sur les marchés.
On nous promet une ville “heureuse”, “qui nous appartient”, “retrouvée”, “changée”, “apaisée”… Le discours est séduisant : “plus de propreté, de sécurité, de services publics”. Les candidats semblent soudainement se souvenir de notre existence : “Je travaillerai pour les Parisiennes et les Parisiens. Voitures, vélos, piétons, enfants, personnes âgées, étudiants, commerçants, livreurs, touristes, sans-abri, supporters du PSG, nous vous avons entendus …”.
Dans quelques jours, nous élirons nos maires pour un mandat plus long que celui du Président de la République. Un enjeu de taille et de proximité qui devrait nous engager à réfléchir à sa portée.
On s’attend à un vote de contestation, alors que celui-ci devrait tout particulièrement être un vote d’adhésion car il n’y a logiquement aucun mandat politique plus proche de nos considérations et de nos attentes.
Mais voilà : dans ce paysage politique dominé par la confrontation, les attaques personnelles et la récupération, l’enjeu dépasse nos mairies fleuries.
Certainement pas pour le meilleur.
Quelques tables nappées de blanc, de jolies assiettes en marqueterie de bois : nous sommes chez Ébène dans le 15e arrondissement. Ouvert en toute discrétion par Simon Plantru et sa compagne, la cheffe d’origine coréenne, Jihyun Kim, ce restaurant intime est une merveille.
Sept années passées rue de Varenne chez Alain Passard ont marqué la cuisine de Jihyun. Passée en un an seulement de commis à second de cuisine à l’Arpège, elle cultive le goût du végétal avec finesse et originalité, à l’instar de ces premières asperges grillées, associées au conté, à l’ail des ours et aux anchois. Ou de ce magnifique velouté d’artichauts d’une simplicité narquoise. Ou encore de ces radis de saison juste farcis de beurre de boutargue. Que dire de cette langoustine de Bretagne à la plancha ou de ces Saint-Jacques crues à la vinaigrette d’agrumes…
Chez Ébène, la star, c’est la canette de Barbarie. Présentée en salle, puis découpée en cuisine, elle est servie plus que rosée. Et si cette cuisson peut dérouter celles et ceux qui, comme moi, préfèrent la viande plus marquée, elle révèle une tendreté et une saveur remarquables.
On croirait la vaisselle vintage Haviland créée pour la table, tant elle se prête parfaitement à une cuisine d’un classicisme assumé, élégante et délicate.
Il ressort de cet Ébène, en plus du talent et de la générosité, beaucoup de douceur et de prévenance. On y cultive l’art de bien recevoir et de régaler.
Bientôt, les beaux jours offriront un nouveau terrain de création coloré et estival. Nous ne raterons pas ça !
Ebène
8 rue Falguière 75015 Paris
Du mardi au samedi - Menus 45€ (déjeuner en 3 temps) et 96€ (6 temps).
Choix à la carte.
Entre performance et représentation, l’œuvre du photographe italien Guido Guidi est singulière.
En 200 photographies de format “négatif augmenté” et 18 séquences, le Bal traverse son parcours photographique de 1956 à 2024, des premiers essais en noir et blanc aux séries les plus récentes.
Et ce qui marque d’emblée dans le travail de Guido Guidi, c’est l’extrême qualité de ses tirages, et notamment de ceux en couleur, que ce soit pour sublimer un brin d’herbe, le reflet d’une flaque, un échafaudage ou un pan de montagne.
En s’intéressant aux détails négligés, usant de points de vue particuliers et souvent répétitifs, Guido Guidi constitue une archive poétique du territoire sur lequel il pose un regard minutieux, détaillé et lumineux.
Après l’expo, on s’attable au Réfectoire 6, la café-resto du Bal, pour déguster les petites assiettes franchement délicieuses de Kae Xie, passée notamment par le Doyenné. En feuilletant le (très) beau catalogue, on savoure un congee coques-moules, une tatin de poireaux ou une pavlova acidulée citron-thé jasmin. Pour le goûter, un bon café et un roulé à la cannelle et au piment.
Le BAL
Guido Guidi. Col Tempo, 1956-2024
Communication rémunérée
Thomas Enhco, Révélation Jazz aux Victoires de la Musique, s'installe au clavier pour une soirée exceptionnelle entre classique et jazz, samedi 14 mars à la Seine Musicale.
La Seine Musicale, qui ne cesse d'imaginer des expériences pour transmettre le goût de la très belle musique au plus grand nombre, propose ce samedi 14 mars non pas un, mais deux concerts lors d'un événement unique entre classique et jazz.
À 18h, sous la baguette de Laurence Equilbey, Insula orchestra rapproche deux chefs-d’œuvre solaires : le Concerto n° 21 de Mozart porté par Thomas Enhco, pianiste virtuose et amoureux des grands classiques, et l’éclatante Sixième Symphonie de Schubert. Jouées sur instruments d'époque, au plus près du son original imaginé par les deux compositeurs, et baignées par la couleur lumineuse de do majeur, ces deux œuvres majeures célèbrent la grâce et la légèreté.
Mozart / Schubert
Thomas Enhco, Laurence Equilbey
Insula orchestra
18h - durée 1h15
Billets à partir de 10€
À 20h30, place à l'improvisation et au jazz ! Thomas Enhco se rassoit au piano pour une heure d'improvisations aux accents jazzy, inspirées des partitions de Mozart et de Schubert. En perpétuel équilibre entre jazz et classique, entre liberté et virtuosité, Thomas donne un coup de rythme à la « grande musique ».
Schubert, Mozart et le jazz
Thomas Enhco, improvisations
20h30 - durée 1 heure
Billets à partir de 10€
Il est possible d'assister à l'un ou l'autre des concerts indépendamment, mais nous ne pouvons que vous conseiller de profiter de l'expérience complète et de combiner les deux ! Une offre de restauration permet de faire une pause agréable entre grâce classique et swing jazz, sans quitter La Seine Musicale.
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