Et si l'IA tombait entre de mauvaises mains... Quand le Spectre devient réalité, mais qu'il porte une barbe.
Larry Page, cofondateur de Google, est un post humaniste. Il considère que le cerveau humain a perdu la bataille, et que nous devons laisser la place à l’IA, notre inéluctable successeur.
Elon Musk est lui transhumaniste. Il prône l’augmentation de nos capacités cérébrales afin que nous puissions rivaliser avec l’IA. Son projet Neuralink vise donc à placer dans nos cerveaux un implant cérébral électronique.
Si la phase 1 de Neuralink, déjà lancée, consiste à restaurer les parties malades du cerveau, notamment dans la maladie de Parkinson, la phase 2 prévoit d’implanter les cerveaux sains pour le relier à l’ordinateur, et augmenter par là même sa capacité de mémorisation et d’absorption d’information.
Nous deviendrions alors des super wiki-chat-google, et serions capables de répondre à n’importe quelle question en moins d’une seconde. Nous pourrions aussi parler toutes les langues sans les avoir apprises.
Nous ne ferions plus de fautes d’orthographe.
Mais alors me direz-vous, quid de la réflexion, de l’intelligence et de la pensée ?
Quid de la philosophie ?
La phase 3 du projet Neuralink viserait alors à implanter notre cerveau avec une puce électronique capable de stimuler nos neurones, et d’augmenter notre capacité de réflexion. Sur tous les domaines bien entendu. Nous aurions donc des conversations du troisième type.
Selon Elon, 100% des humains non augmentés seront dépassés par l’IA. Et comme le dit avec une pointe d’ironie Laurent Alexandre (ndlr. La Guerre des Intelligences), “si la phase 3 ne fonctionne pas, il va falloir nous habituer à ne plus être l’espèce la plus intelligente sur terre”. La blessure narcissique liée à cette déchéance intellectuelle devrait être assez rude à avaler.
Sam Altman, révoqué d’Open AI pour cause de mégalomanie immodérée, puis réintégré pour cause de vision proverbiale, explique, comme tous les spécialistes de l’IA, qu’en 2 ans, depuis l’arrivée de son Chat, tout a changé…
Ce qui devait arriver en 200 ans, devrait arriver en quelques années, et l’IA, qui était supposée nous rouler dans la farine dans 80 ans, devrait être capable de se foutre de nous d’ici 8…
D’ailleurs, la nouvelle version 5 de Chat GPT devrait être immensément supérieure à la version 4.
Comme le dit Laurent Alexandre, il ne s’agit plus du “grand remplacement à la Zemmour, mais d’un grand remplacement cognitif”.
Reste à savoir si dans cette course à la super intelligence, certains seront encore plus super super intelligents que d’autres.
Reste à souhaiter que les précieux pellets ne tombent pas dans les mains des infâmes, des obtus, des illuminés, et de LFI.
Reste à espérer que l’IA ne sera jamais plus drôle que nous…
Hier, Emmanuel Macron, sous le crachin parisien, et avec des trémolos légitimes dans la voix, a rendu hommages aux 42 victimes franco-israéliennes du Hamas.
L’hommage pourtant national, n’a pas dû émouvoir grand monde, un sondage Harris montrant que près d'un Français sur deux pense qu'il y a eu moins de dix victimes françaises le 7 octobre, ce chiffre augmentant chez les 18-24 ans et les sympathisants LFI.
Vous qui me lisez avec bienveillance et patience, et quelles que soient vos opinions géopolitiques, faites passer le message.
Les 1200 victimes du terrorisme du 7 octobre, ramenées à la population française de 68 millions de personnes, ce sont 10166 morts.
Les dizaines, voir centaines de femmes violées, ce sont 726 femmes déchiquetées.
240 otages, ce sont 1742 français kidnappés.
Pas besoin d’être intellectuellement augmenté pour se rendre compte de l’ignominie intraduisible de l’attaque.
Métro Duroc, hôpital Necker, on ne peut pas dire que la cheffe Camille Guérin ait fait dans la facilité bobo.
Car A Table !, dont on n’adore pas le nom, s’inspire pourtant des bistrots gastronomiques qui font le bonheur des quartiers est de Paris, et le nôtre par la même occasion.
C’est vrai qu’à la carte et dans ses fondements, A Table ! coche toutes les cases.
Camille, formée dans les grandes maisons (le Ritz à Paris, La Réserve à Beaulieu…), connaît la gastronomie, mais y ajoute ses engagements de qualité et de durabilité.
Elle cuisine évidemment de saison et local, et évite au maximum les déchets en tâchant d’utiliser l’ensemble des produits sourcés chez des producteurs consciencieusement sélectionnés.
Déco chinée et matériel de cuisine d’occasion pour aller jusqu’au bout du concept.
On a beaucoup aimé l’idée du partage des entrées, les trois sont placées au centre de la table, à partager.
Idem pour le second dessert du soir, un gâteau tout chaud sorti du four - en ce moment c’est un quatre-quarts à la fleur d’oranger, sauce fromage blanc, miel et jus de citron.
Le resto fonctionne par formule, mais sans menu unique imposé - le midi E/P à 29€ et le soir un intéressant menu à 49€ qui comprend les trois petites entrées, un plat à choisir (pèche du jour, quasi de veau, udon champignons), un dessert à l’assiette et le gâteau.
Généreuse la coquine.
A Table !
28 rue du Général Bertrand, 75007 Paris
Lundi et mardi midi uniquement, du mercredi au vendredi midi et soir